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mardi 8 avril 2014

Méthode d'écriture de scénarios

Le boulot de MJ est un job passionnant, si passionnant qu'il existe tout un tas de théories et d'articles qui abordent les éléments qui gravitent autour, de l'utilité des dés à l'organisation d'une session. Depuis quelques semaines, je développe (pour mes parties de Numenera) une méthode d'écriture de scénario un peu particulière qui me permet d'avoir l'histoire sous les yeux et les éléments importants.

Il faut avouer que si l'écriture d'un scénario est une étape importante (dans les jeux traditionnels, j'entends) il n'est pas toujours aussi facile de s'y reporter en plein milieu d'une session - il suffit de tenter de faire jouer un scénario du commerce pour le comprendre. La méthode la plus simple c'est de prendre des notes pour les avoir à côté de soi, ce qui consiste plus ou moins à réécrire le scénario en extrayant les choses qui semblent importantes. Il existe également les "mind-map", ces espèces de boîtes à idées que l'on relie pour créer des liens narratifs. Si ces deux approches m'ont permis de mener plusieurs parties, je n'étais pas encore complètement satisfait...

Dans Numenera, il y a un petit conseil d'écriture pour les scénarios : écrire quelques lignes, une liste de PNJ et des choses bizarres à saupoudrer durant le scénario. Naturellement, j'ai modifié cette méthode pour arriver à ce que je voulais - et après trois scénarios écrits de cette manière, je peux affirmer qu'elle me convient parfaitement !

Alors ? Accouche !

L'idée n'est pas de révolutionner l'écriture d'un scénario - ça, j'en vois pas vraiment l'utilité - mais plutôt d'avoir une prise de notes efficace.

La première étape consiste donc à écrire un scénario (ou au moins l'avoir en tête) de manière tout à fait classique, puis de diviser l'aventure en scènes. Techniquement je divise une feuille A4 en deux, chaque moitié représente une scène. Chaque scène est ensuite découpée en quatre points :
  • Ouverture est l'introduction de la scène. On y met la façon dont les PJ arrivent dans cette scène et l'accroche initiale qui va lancer toute la scène.
  • Rencontres fait la liste des PNJ notables que les PJ risquent de croiser dans cette scène. J'y annote à côté une définition très sommaire qui indique le rôle du PNJ et un trait de caractère qui va me permettre de l'interpréter.
  • Événements décrit simplement ce qu'il se passe ou ce qu'il peut se passer dans la scène.
  • Fermeture clôt donc la scène en indiquant les pistes qui mènent à la scène suivante. En gros il s'agit de mettre par écrit ce qui permet aux PJ d'avancer dans l'histoire.

 Un exemple

Comme rien ne vaut un bon exemple, voici la première des scènes d'un scénario que j'ai écrit pour Numenera. Vous noterez que le gros avantage d'un jeu comme Numenera avec cette méthode c'est que les PNJ n'ont pas besoin de stats block !

Scène 1 : Mission

Ouverture : les PJ sont à Rachar, dans Iscobal. Ils sont convoqués par Terrvhyss pour une mission.

Rencontres : Terrvhyss (6, dirigeant de Rachar, autoritaire) ; voleurs (2, pickpocket et furtivité 5) ; Stern Pal-vos (3, mensonge et tromperie 5, noble pédant)

Événements :
- Terrvhyss se trouve sur la plateforme survolant Rachar, et "demande" (commande en fait) aux PJ de se rendre à Dynafel avec un artefact à remettre au Reliquaire des songes. Il s'agit d'une étoile faite d'un mélange de synth et d'acier qui semble avoir un rapport avec la reine Sarromerre.
- En ville des voleurs tentent de dérober l'artefact. Ils agissent pour le compte du baron Stern Pal-vos, un noble qui se prétend être descendant de la reine Sarromerre.

Fermeture : les PJ sont en route pour Dynafel.
 Tout ceci tient sur une demi-page et est largement suffisant pour qui a l'habitude d'improviser (et possède des joueurs qui de toutes façons ne se plieront pas au scénario).

vendredi 31 janvier 2014

BBE Con 2014



Donc voilà, c'est annoncé : Black Book Éditions (allez, dans le désordre Earthdawn, Pavillon noir, Shadowrun, Polaris, et prochainement Numenera !) va fêter ses 20 ans au mois d'avril, et convie quelques 200 personnes pour l'occasion à une convention qui fera date !

La convention aura lieu au sein d'un cadre magnifique : le château de Lupé, au sud-ouest de Lyon (regardez la photo ci-contre) et pendant une journée les convives pourront s'entretenir avec des célébrités attachées à la boîte (les auteurs Renaud Maroy ou Philippe Tessier, mais aussi des stars américaines comme Rob Boyes ou, croisons les doigts, Monte Cook), discuter du hobby et évidemment jouer (parties prévues jusque 4h du matin) en plus de profiter des différents cadeaux offerts par BBE...

Les places sont disponibles sur le site de BBE. À première vue, 100€ ça peut paraître cher mais il faut compter dedans les deux menus, les goodies, le numéro 0 collector de CasBé et des bons d'achat. Et puis ce cadre magnifique...

La BBE Con sera aussi l'occasion de rencontrer les Messagers de l'Aube, ces quelques passionnés d'Earthdawn qui supportent le jeu depuis quelques années maintenant - et dont je fais partie. Car oui, je serais présent à la BBE Con, et j'aurais même l'honneur de maîtriser une partie (ou deux) de Numenera ! J'avoue que l'idée m'angoisse et me transcende en même temps - mais faire jouer un jeu dont l'auteur se promène dans le coin doit être particulièrement stressant...

En espérant rencontrer un max de personnes sur place :)

mardi 26 novembre 2013

Microlite20

C'est en 2000 qu'est sorti la troisième édition de Dungeons & Dragons, le jeu de rôle médiéval-fantastique le plus populaire au monde, et c'est peu de temps après que Wizard of the coast balance LA bombe atomique qui va avoir un impact phénoménal dans le microcosme du jeu de rôle et dont les retombées peuvent encore être mesurées aujourd'hui : l'Open Game Licence, ou Licence ludique libre comme on ne l'appelle jamais, donne la possibilité à tout un chacun de s'approprier un système (ici le D20 System) pour en faire ce que bon lui semble - aides de jeu et décors de campagnes en tête. Car oui, au tout début de ce troisième millénaire posséder le sacro-saint Manuel du Joueur 3.0 ou 3.5 était la clé qui permettait de jouer à TOUS les autres jeux ! (ceci est bien évidemment une exagération...)

Quelques années plus tard la mode est au "système narratif", ce qui n'empêche pas l'apparition (ou plutôt la révélation) d'un mouvement possédant autant d'adeptes que de détracteurs : le Old School Renaissance (ou OSR) vomit d'innombrables clones (qu'ils soient rétro, néo ou quasi) avec plus ou moins d'originalité (je vous renvoie vers l'excellent article de Soner Du sur legrog pour comprendre toutes les subtilités de l'OSR). Encore une fois la quasi-potente Internet joue un rôle primordial dans ce mouvement en permettant à Gégé de bricoler dans son garage sa propre version du D20 OGL pour le diffuser ensuite dans le monde entier.

C'est parmi la pléthore de clones (une liste d'une petite partie d'entre eux) que l'on retrouve le sujet qui nous intéresse ici : Microlite20, du sieur Greywulf. M20, de son petit nom, est une version ultra allégée du D20 qui réduit drastiquement les caractéristiques (3) et les compétences (4), les dons (une poignée par classe) et les classes (Guerrier, Mage, Voleur et Prêtre). Mais cette légèreté n'est pas restrictive, bien au contraire : une compétence peut s'utiliser avec n'importe quelle caractéristique en fonction de l'action demandée, amenant une logique de "résolution sur le tas" tout-à-fait charmante. Parce que l'approximatif et la spontanéité lors d'une partie de jeu de rôle, c'est bien aussi...

Or donc je ne suis pas quelqu'un qui a beaucoup d'affinités avec le D20 System. Bien sûr j'ai eu mon lot de parties à base de D20, mais la plupart du temps c'était déjà des versions propres au MJ. Et puis je me soigne : ces dernières années, j'ai enquillé un sacré paquet de clones, bien que cela n'ait pas dépassé le stade de la lecture, j'ai eu de nombreuses déceptions sur des systèmes qui m'ont enthousiasmé à la lecture mais qui ne correspondaient pas à ma façon de maîtriser, et j'ai découvert quelques perles - Microlite20, vous vous en doutez, en fait partie.

Alors pourquoi commencer ce nouveau blog par un article sur Microlite20 ? Et bien tout simplement parce que je m'y suis mis - moi aussi, je clone. Cela fait des siècles que le Troubadour Ork que je suis cherche un système pour faire tourner du Earthdawn sans la lourdeur des règles de base. Si M20 me semblait un peu léger pour le coup, la lecture de Minilite20 (une version plus étendue) m'a fait ouvrir les yeux sur une approche possible pour les Talents, pour qu'ils correspondent enfin à ce que je désire. Mon Earthdawn Lite est donc en cours d'écriture et de test, avec un premier jet bientôt disponible sur ce blog. Mais ce n'est pas tout : si l'on peut trouver une première adaptation (mauvaise) de Micro Equinox sur mon ancien blog, je devrais adapter les mécanismes de EDL à mEX dans un avenir très proche... et il est possible qu'il ne s'agisse que des deux premiers univers auxquels je m'attaque !

Donc c'est dit : une ouverture effectuée avec Microlite20 pour souligner qu'une grosse partie de ce blog y sera dédié, tout simplement.

Quelques liens supplémentaires pour terminer :
  • Le site du Scriptorium, qui a traduit M20 et une bonne partie des aides de jeu en plus de proposer les visions personnelles de Gatchaman (Minilite) et Yslaire (Micro E6).
  • Le site Microlite20, où vous pourrez retrouver le "macropédia" en ligne.
  • Le site Retroroleplaying qui propose deux grosses anthologies réunissant de nombreuses aides de jeu et versions de M20.

lundi 18 novembre 2013

Pourquoi Kyin JDR ?

Question intéressante, certes... tout simplement parce que je suis incapable de ne me concentrer que sur un seul jeu, que mes envies évoluent en permanence, et que je souhaite partager différentes choses que je découvre...
Donc oui, pour être un tantinet égoïste et parler de moi avant de parler des jeux. Gniark.
C'était le premier message de ce blog, qui n'a que peu d'intérêt en dehors du fait de m'aider à bidouiller des trucs et des machins.